Certaines couleurs vous donnent bonne mine dès l’essayage, d’autres vous éteignent — et ce n’est ni un hasard, ni une question de goût. Huit questions sur votre carnation, vos yeux et vos contrastes suffisent à déterminer votre saison colorimétrique et les douze couleurs qui vous éclairent.

Quelles couleurs me vont : ce que mesure vraiment la colorimétrie
La méthode des saisons vient des coloristes du textile et du maquillage : en drapant des tissus chauds puis froids près du visage, on voit le teint s’unifier ou se brouiller en quelques secondes. Le test ci-dessus reproduit ce draping par les questions. La colorimétrie croise trois axes. Le sous-ton de la peau, chaud (doré, pêche) ou froid (rosé, bleuté) : c’est lui que révèlent la couleur des veines du poignet et le métal qui vous illumine. La valeur, claire ou profonde, portée par le contraste entre cheveux, yeux et peau. L’intensité enfin : certains teints s’accordent aux couleurs franches, d’autres aux tons poudrés. Le croisement des trois donne les quatre saisons :
| Saison | Sous-ton | Dominante | Trois valeurs sûres |
|---|---|---|---|
| Printemps | chaud | claire et lumineuse | corail, vert tendre, ivoire |
| Été | froid | claire et douce | lavande, vieux rose, bleu brumeux |
| Automne | chaud | profonde et dense | rouille, kaki, caramel |
| Hiver | froid | profonde et intense | bleu roi, fuchsia, blanc pur |
Les trois tests à faire chez soi
- Le test des veines : au poignet, à la lumière du jour — vertes, sous-ton chaud ; bleues ou violettes, sous-ton froid ; les deux, sous-ton neutre.
- Le test du bijou : posez une chaîne dorée puis argentée près du visage. Celle qui unifie le teint sans durcir les traits gagne.
- Le test du drap : cheveux couverts d’un tissu neutre, visage démaquillé, lumière du jour — approchez tour à tour un tissu corail puis un fuchsia. L’un des deux creuse les ombres, l’autre lisse le teint : vous tenez votre sous-ton.
- Le test du blanc : un tee-shirt blanc optique contre un ivoire. Le blanc pur flatte les sous-tons froids, l’ivoire réchauffe les sous-tons chauds.
Comment utiliser sa palette au quotidien
Votre saison n’interdit rien : elle hiérarchise. Les couleurs de votre palette se portent près du visage — hauts, cols, écharpes, boucles d’oreilles — là où elles réfléchissent leur lumière sur le teint. Une couleur hors palette se garde en bas de silhouette, en jupe ou en pantalon, où elle ne touche pas votre carnation. Trois gestes concrets :
- Recomposez le tiroir des hauts en priorité : c’est 80 % de l’effet.
- Gardez deux neutres de votre saison (ivoire et camel pour les chaudes, gris perle et marine pour les froides) comme base de vestiaire.
- En maquillage, alignez le rouge à lèvres sur le sous-ton : corail et terracotta pour les chaudes, framboise et bois de rose pour les froides.
Et si je suis entre deux saisons ?
C’est le cas le plus fréquent : les douze sous-types (une saison « douce », « vive » ou « profonde ») affinent le diagnostic. Le test signale ces profils intermédiaires — retenez alors l’axe dominant : un sous-ton chaud même léger exclut les roses bleutés, une dominante douce exclut les fluos, quelle que soit la saison.
Quelles couleurs me vont pour une capsule de base : le départ par saison
Printemps : ivoire, camel clair et corail en pièces du haut, un jean brut chaud, de l’or aux oreilles. Évitez le noir près du visage — remplacez-le par un brun chocolat clair.
Été : gris perle, bleu brumeux et vieux rose, un marine doux plutôt qu’un noir, l’argent en métal. Le blanc cassé vous va mieux que le blanc optique.
Automne : caramel, kaki et rouille en base, un bordeaux brun pour l’hiver, des matières mates (laine, daim). L’or rouge et le cuivre sont vos métaux.
Hiver : noir, blanc pur et bleu roi assumés, un rouge franc en accent, des surfaces nettes et brillantes. C’est la seule saison que le noir sert vraiment.
Questions fréquentes
Mes cheveux sont colorés : je réponds quoi au test ? Répondez avec votre couleur naturelle — c’est elle qui s’accorde à votre carnation. Une coloration très éloignée peut décaler votre rendu d’un demi-ton, mais le sous-ton de la peau reste le juge.
Le résultat peut-il changer avec l’âge ? Le sous-ton, non. La valeur, oui : les cheveux qui blanchissent adoucissent le contraste, et une palette « vive » glisse souvent vers sa version « douce ». Refaites le test si votre chevelure a beaucoup changé.
Je dois jeter ce qui n’est pas dans ma palette ? Non : portez ces couleurs loin du visage — en bas, en sac, en chaussures. La palette guide les achats de hauts et d’accessoires près du teint, elle n’interdit rien.
La palette en main, passez aux proportions : vérifiez vos tailles avant d’acheter, recalculez votre soutien-gorge, et suivez la rubrique Beauté pour accorder teint et maquillage à votre saison.
